En Créa ep 1 : rencontre avec Michael Siatothro, pionnier du Salegy malgache
Pour le premier épisode de mon podcast ENCREA, consacré à la création et à l’entrepreneuriat, j’ai choisi de recevoir quelqu’un qui a profondément influencé mon regard sur la musique et la créativité : mon père.
Musicien malgache ayant marqué les années 70 et 80 à Madagascar, il fait partie des précurseurs du Salegy, un style musical devenu incontournable dans le pays.
Une passion née dès l’enfance
Très jeune, mon père découvre la musique à travers des artistes comme Johnny Hallyday, Joe Dassin ou encore Michel Polnareff.
À 11 ans, ses parents lui offrent sa première guitare. À l’époque, dans les années 60, il n’existe pratiquement pas d’école de musique à Madagascar. Il apprend donc seul, en regardant les autres jouer.
Le Salegy et les racines du nord malgache
Au fil du temps, il développe une passion pour le Salegy, une musique rythmée et très physique originaire du nord de Madagascar.
À travers ses chansons, il contribue à populariser ce style dans tout le pays, notamment avec des morceaux comme Biloubetananane. Il choisit aussi de chanter dans le dialecte antankarana, parlé dans la région d’Antsiranana, anciennement Diego-Suarez.
Un choix artistique fort, destiné à mettre en lumière la culture et l’identité du nord malgache.
Dix ans de succès à Madagascar
Entre ses 20 et 30 ans, mon père connaît une importante popularité à Madagascar grâce à plusieurs titres devenus emblématiques comme Diego Suarez, Zambul B. Tananane ou encore Alleluia Amen.
Ses chansons parlent du quotidien, des relations humaines et des réalités sociales de l’époque, ce qui crée un lien très fort avec le public.
Quitter Madagascar, sans cesser d’être artiste
Après plusieurs années de succès, il décide de quitter Madagascar pour découvrir d’autres horizons. Il passe d’abord par l’Angleterre avant de s’installer en France, où il vit depuis plus de quarante ans.
Dans cet échange, il partage aussi une vision très personnelle de l’art : pour lui, un artiste reste un artiste toute sa vie, même loin de la lumière médiatique.
L’épisode se termine enfin sur une discussion autour de la transmission, de l’héritage et de l’importance de l’exemple dans le développement de la créativité.



